Tu y retrouvais les milles pas perdus
Dis leurs alors ...
Dis leurs, je ne suis plus le pervers de quelques chimères
J'ai maintenant tout vidé, chaque vers a son verre
Ma sagesse s'est enfouie au chaud, dans des sermons d'hier
Déposant dans les sons, une mélodie éphémère.
Dis leurs, oh combien je ne me soucie plus de rien, si bien
Comblé de tendresse alignée sous les prénoms de chacune
Je me donnais au silence chaque nuit, a de nouveaux refrains
Une transe jusqu'au petit matin, une habitude si commune
Je chevauchais les belles déclarations, digne noctambule amateur
Dévorant d'un regard une lune lointaine, je partais
Deux secondes pour une inspiration qui combattait les heures
Le retour se dessinait sur les dernières lignes arrachées.
Dis leurs
Là où autrefois je laissais vivre le surnaturel, l'imaginaire
Les contrées milles fois traversées de cauchemars, mon sanctuaire
Des lambeaux de tissus usés, écorchés à vif sur la pierre
Et de mes mains qui dansaient pour une rose de verre.
Dis leurs, oh combien de fois trahie par mes mots, j'ai abusé
Souillant et dénudant mes veines, sous une lame incertaine
Avec le dègoùt d'un pantin que je ne faisais que porter
Et cette poésie d'un soir qui composait ma peine
Dis leurs
Que je ne serais plus là,
Que j'ai repris quelques part le chemin de l'envie
Que je marche maintenant pas a pas , mais ne tombe pas
Dans les yeux de ma muse, j'ai retrouvé ma vie
