j'enterre...

J'enterre



Sous les pavés sales et gris, de mai 68 a ici
J'enterre les rêves et les souvenirs,
d'un monde ou d'un empire
J'enterre les infimes espérances, les quelques chances
Les soupçons que chacun gardait de prévenir et d's'en sortir
De se cloîtrer chacun chez soit, et de s'laisser ainsi finir
Sans même entendre le voisin derrière la porte barricadée,
Double tour et cadenassée, maintenant la mort peut passer
J'enterre,
Derrière des sermons politisés de légalité corrompue et bafouée
La prise de pouvoir popularisé, le vote qu'on donne a un décès
Ce système qui nous racket, a coup de grève et de collecte
De slogans chaque année qui bien inspirées vous ferez chialer,
Faire comme chacun et donner, sans savoir a qui ont verserais
J'enterre,
Et je crache sur ce béton pourri qu'on m'a laissé déjà trop pti
Les pelouses vertes trouées, désertées de verdures d'un parc privé
Moi j'vivais dans le casier p'tite citée, caché, derrière la ville à visiter
Sans carte postale bien située, y'avait qu' les caves qu'on aménager,
Et personne ne s'en plaignait, et même là on savait qu'on y arriverait.
J'enterre,
Les infos d'un soir sur l'attentat, à vous faire croire à une raison
Sur des mots qui saignent la détresse d'un gamin déjà affamé
Pauvres gosses, si bien endoctrinés a respecté encore sa mission
Pauvres gosses, élevés dans la tuerie de quelques décisions
Sans même avoir connu la vie, déjà tu t'éteints si p'tit.
J'enterre
La belle parole ...
Et leurs autres poésie...

# Posté le samedi 31 mars 2007 06:50

Mère...

Elle bien plus haute encore que l'aurait fait Eiffel
Bien plus douce dans l'effort que du coton ou de la flannelle .

Oh Elle,

Elle m'appuie ou me soutiens d'un sourire,d'un regard vers demain
Et même si il ne nous reste rien ,on se retrouve , la vie nous retiens

Elle,

Elle au passé couvert de secret
A l'apprendre si tard, au point de chialer
Si dur de tout avoir encaissé
Et juste l'amour pour se voir avancer

Elle ,

Vous l'appeliez mère, je la nomme merveille
Plus étincelante encore au fil de mes veines
Sous la voute de mon c½ur fragile et sans pareil
C'est dans son regard que ma vie ruisselle


Seule la mort nous portera,
Nous bercera lentement ...
Mais a cette heure juste pour toi ,
Je me léve et je vis... Maman

# Posté le samedi 31 mars 2007 05:41

j'ai attendu!

j'ai attendu ,
couvert de désir, trahis par l'envie .
juste cette fois comme innatendu ,
elle posa le premier pas et me glissa dans sa nuit.
plus personne alors , plus un bruit
juste le souffle de ma muse ainsi...

j'ai attendu, encore
accroché a l'espoir ,balancé dans le noir
sans un mot pour me consoler , trop tard
cette nuit ma muse envahit mon histoire.

lentement si bien , comme si tendre et sans fins
elle glissa prés de mon ame , l'inspiration de ses mains
puis de son regard de braise et de satin
elle ennivrait mon corps, sur d'autres chemins

j'ai attendu ,
comme persuadé que rien ne se passerait
que personne alors ne pourrait l'imaginer.
Mais de sa danse , bien plus ouverte a la transe
elle s'empara de moi , me pris pour elle cette fois
je me donnait a ses complaintes sans noms
a ses dérives d'amour , comme a l'unisson.

Ma muse a fait de moi, un esclaves de chaque nuit
un malade affamé de lignes vierges et de folies

# Posté le jeudi 29 mars 2007 03:09

Modifié le vendredi 05 octobre 2007 08:53

du désert a ici

j'ai mis le pied a terre ,sortis a peine et bien difficilement de ce qui fut, faut il penser alors , une nuit de repos .

j'ai entammé le pas presque décidé a oublier mes chimères ,
les muses et leurs compères ,
les milles bulles que je déversais hier,
je reprends le pas mais ne le changerais pas ,

j'ai traversé cette nuit , bien plus qu'un désert ,
les hommes y étaient fous de haine et de tuerie,
leur sang coulaient sur les derniers couchés,
les autres resteraient en vie .
le ciel sombre les écrasaient déja les rendant alors si petits ,
face a lui , orage, éclairs et bien plus encore auraient put alors a les anéantir a jamais.
Ce ciel m'a pris avec lui , me tordant de cette tempetes ,
me soulevant a meme le vent ,
cinglant en moi a la vitesse du temps ,
je vivais chaque souffle comme ces combatants...
je vivais comme je souffre de le lire maintenant...

# Posté le mercredi 28 mars 2007 04:24

Modifié le vendredi 05 octobre 2007 08:54

quand tout le monde dort

Quand tout le monde dort, Quand la nuit s'étend alors
Quand son silence se dévoile, la mine envahit mon âme
Comme un combat impuissant, entre rejets et sentiments
Je m'étais assoupi prés de mon malheur, fatigué

Mais je reste veiller, me voilà, ...je renais

La mine déjà à peine reposer, S'impatiente de sa danse improvisée
Ma main, tremblante et enivrée retrouve le chemin des Papiers,
Une retrouvaille à peine signée, dédicace horizontale a partager
Saignante et accrocheuse.... Et pourtant, si silencieuse.

Mais je reste éveiller, je renais

L'inspiration, me tend alors la main, a demi-ton vers demain
Sachant bien que de tout ça, on oublie jamais rien,
Elle habille, mon c½ur, mon corps d'un habit de vaurien
Et me condamne sous la lune, puis me harcèle sans fins.

Mais je reste éveiller je renais

Esclave des mots infernaux, voilà ce que la nuit a fait de moi.
Infernal libertin de la ligne a composer cent fois
Je me donne a ces dérisions si folles et je décolle
A l'heure ou d'autres peut etre se cajollent.

Mais je reste éveiller , je renais ...
Je renais ..

# Posté le mardi 27 mars 2007 18:11

Modifié le vendredi 05 octobre 2007 08:54