Sous les pavés sales et gris, de mai 68 a ici
J'enterre les rêves et les souvenirs,
d'un monde ou d'un empire
J'enterre les infimes espérances, les quelques chances
Les soupçons que chacun gardait de prévenir et d's'en sortir
De se cloîtrer chacun chez soit, et de s'laisser ainsi finir
Sans même entendre le voisin derrière la porte barricadée,
Double tour et cadenassée, maintenant la mort peut passer
J'enterre,
Derrière des sermons politisés de légalité corrompue et bafouée
La prise de pouvoir popularisé, le vote qu'on donne a un décès
Ce système qui nous racket, a coup de grève et de collecte
De slogans chaque année qui bien inspirées vous ferez chialer,
Faire comme chacun et donner, sans savoir a qui ont verserais
J'enterre,
Et je crache sur ce béton pourri qu'on m'a laissé déjà trop pti
Les pelouses vertes trouées, désertées de verdures d'un parc privé
Moi j'vivais dans le casier p'tite citée, caché, derrière la ville à visiter
Sans carte postale bien située, y'avait qu' les caves qu'on aménager,
Et personne ne s'en plaignait, et même là on savait qu'on y arriverait.
J'enterre,
Les infos d'un soir sur l'attentat, à vous faire croire à une raison
Sur des mots qui saignent la détresse d'un gamin déjà affamé
Pauvres gosses, si bien endoctrinés a respecté encore sa mission
Pauvres gosses, élevés dans la tuerie de quelques décisions
Sans même avoir connu la vie, déjà tu t'éteints si p'tit.
J'enterre
La belle parole ...
Et leurs autres poésie...